Pulmoplast
Projet
Coordinateur : Céline Grare
Financeur : FHU Respire, 10 000€, 18 mois
Résumé : Depuis les années 1950, les plastiques ont révolutionné notre quotidien mais leur persistance dans l’environnement a conduit à l’émergence d’un problème majeur de pollution, notamment sous forme de micro et nanoplastiques (MNP).
En effet ces MNP suscitent un intérêt croissant pour leur potentiel toxique sur la santé humaine, en particulier via la voie respiratoire. Ainsi, l’objectif de l’étude était d’analyser la réponse cellulaire face à l’exposition aux nanoparticules de polystyrène (NP). Pour cela, un modèle de cellules épithéliales pulmonaires bronchiques humaines cultivées en
interface air-liquide, plus représentatif des conditions physiologiques d’exposition, a été exposé aux NP. Les résultats obtenus révèlent une tendance à l’induction du
stress oxydant, caractérisée par une activation des défenses cellulaires contre le stress oxydatif et les dommages induits.
L’analyse de la réponse inflammatoire met en évidence une surexpression des cytokines pro-inflammatoires. Par ailleurs, une induction de l’apoptose cellulaire a été observée après une exposition prolongée aux nanopolystyrènes. Cette étude met en lumière la complexité des interactions entre les nanopolystyrènes et les cellules pulmonaires et souligne la nécessité de perfectionner les modèles expérimentaux pour mieux évaluer leurs effets toxicologiques réels.
Mots clés : Nanoplastiques, Toxicité pulmonaire, Interface air-liquide.